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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 23:06

Quelle part accorde-t-on à l'Oeuvre dans le processus d'écriture, que ce soit au niveau stylistique ou au niveau de la présentation des idées qui la composent?

 

Que ceux qui n'ont pas compris la première phrase de l'article lèvent le doigt...

Quoi? Tout ça? Comment ça, on n'est pas en cours de philo?

 

En gros, la question, c'est : de quelle façon prenez-vous en compte l'oeuvre que vous produisez au moment où vous la produisez?

Ce n'est pas plus clair?

Est-ce que l'Oeuvre a sa propre logique, ses propres impératifs, au niveau de sa structuration et de son style, ou est-ce que c'est vous qui faites ce que vous voulez, et l'Oeuvre, au final, c'est la  plus ou moins longue suite de mots que vous avez faite?

 

Est-ce que les chapitres ont une longueur prédéterminée par un critère qui vous est propre ? J'ai entendu récemment un auteur (amateur, mais auteur quand même, au même titre que nous tous ) me dire que ses chapitres avaient tous à peu près la même longueur pour équilibrer le tout. C'est un point de vue. Pour ma part, je trouve que les chapitres ont la taille qu'ils ont en fonction de ce que j'ai à raconter. Comme certains d'entre vous ont pu le voir dans Stophos, la longueur des textes (on ne parle pas de chapitre, là, mais c'est la même logique) peut être extrêmement variable...

 

Est-ce que tous les chapitres, toutes les pages ont des phrases de même longueur?

 

Est-ce que tous les personnages parlent de la même façon?

 

Est-ce que tous les livres que vous écrivez (pour ceux qui en ont fini au moins un ^^) ont le même style ?

La même ambiance?

Le style et l'ambiance, c'est pas la même chose, me direz-vous.

C'est vrai.

Mais, au delà de l'univers que l'on a choisi pour mettre en place nos personnages, n'est-ce pas le style d'écriture qui fait l'ambiance d'un roman?

Le choix des champs lexicaux employés?

La longueur des phrases? Leur enchaînement ? Le rythme global qui se dégage de la lecture, et donc, forcément, les ruptures que l'on s'amuse à générer dans ce rythme...

 

 

Le Style, c'est propre à chacun.

Je suis on ne peut plus d'accord.

Je vois d'ici Shinro dire que c'est totalement faux, et que beaucoup de monde a un style totalement uniformisé et terriblement insipide, que tout se ressemble... (on n'a qu'à écouter la radio 20 minutes, ou regarder une chaîne "musicale" avec des clips pour comprendre de quoi je veux parler... toujours pareil...)

Idéalisons les choses, et imaginons un instant que les gens qui liront ces quelques lignes sont des personnes d'un niveau intellectuel suffisament élevé pour avoir leur propre style bien à eux...

 

Je disais donc...

Le Style, c'est propre à chacun...

Pour autant, un auteur est-il toujours dans le même style, dans le même registre?

La même question se pose pour les musiciens.

 

Est-ce que c'est l'artiste qui est au service de l'oeuvre qu'il produit, ou est-ce que c'est l'oeuvre qui est un produit de l'artiste? Ou bien est-ce les deux à la fois?

 

Je me suis rendu compte, en écrivant Nihil, et en retravaillant sur le début de la Quête, que mes styles varient beaucoup d'une oeuvre à l'autre. Je le savais déjà, mais, là, j'en ai vraiment pris conscience.

Le début de Nihil faisait un peu Stophos sur les bords.

Pour les 10-15 premières pages, ce n'est pas gênant. On a de l'info à toutes les pages, le fait que les textes soient courts et le fait qu'ils narrent des moments différents de la vie du héros ne posent pas trop de souci.

Mais à partir du moment où l'intrigue se lance vraiment (page 15, en gros... Vous voyez? Rien à voir avec Stophos !) ce style ne va plus du tout. Du coup, j'ai dû tout retravailler. Et je n'ai pas fini! loin de là.

Ce qu'il faut, pour Nihil, c'est être au plus proche du personnage. C'est vivre sa vie. C'est le suivre...

C'est, pour moi, auteur, l'obligation de passer du temps à raconter les choses (ça m'énerve, j'aime pas les descriptions, je trouve ça long... j'ai hâte d'écrire la suite... mais c'est comme ça. Si je veux que le lecteur rentre comme je le souhaite dans mon histoire, je n'ai pas vraiment le choix... Oh! Je ne vais pas me mettre à faire des descriptions à la Zola. Je laisse toujours à chacun sa part d'imagination. )

La dimension psychologique du héros est fondamentale et primordiale, dans ce projet.

Encore plus que dans Stophos, où on voit pourtant Fausseté passer par tous les états possibles et imaginables.

Pour ce faire, je vais être obligé de trouver un nouveau style, beaucoup plus immersif. Hors de question, donc, de refaire le coup de Stophos, où l'on met des textes auxquels on ne comprend pas grand chose avant la fin du livre.

Dans Stophos, le truc, c'est de suivre un mec qui ne comprend rien à ce qui lui arrive. Je me suis donc efforcé de mettre le lecteur dans la même posture. Dans Nihil, je veux qu'il comprenne le héros, qu'il vive avec lui, qu'il puisse presque le toucher. Qu'il le plaigne. Qu'il ait envie de le gifler, qu'il le haïsse... Qu'il l'aime. Peu importe. Mais qu'il le voie vivre.

 

Certes, on retrouve dans tous mes écrits littéraires des constructions qui peuvent se ressembler.

Que ce soit dans la gestion de l'intrigue ou au niveau de la construction des paragraphes, des phrases...

(L'Armant et Stophos sont bâtis exactement de la même façon, et trois actes, ayant dans les deux cas exactement la même fonction :

Acte 1: on ne comprend rien, mais on pose l'univers.

Acte 2, on développe l'histoire.

Acte 3: résolution.)

On retrouvera toujours,quelque soit le projet sur lequel je travaille, de temps en temps, un rythme particulier dans le découpage des textes ou des paragraphes, des tournures qui me sont propres, et tout et tout. Parce que j'aime bien ces découpages-là, tout simplement.

 

Mais, de façon globale, la longueur et la construction des phrases, ça varie.

Tout le temps.

Suivant ce que l'on a à dire.

D'un livre à l'autre.

D'un chapitre à l'autre.

D'un paragraphe à l'autre...

 

Dans le même livre, le style varie suivant les temps forts de la narration.

Je trouve donc logique de penser que, a fortiori, le style a d'autant plus de chances de varier d'un livre à l'autre, surtout si l'univers de référence change (si l'on passe du médiéval à la SF, il est normal qu'il y ait des modifications d'ambiance...)

Mais l'univers ne fait pas tout.

La Quête et Nihil, c'est le même monde.

Il n'y a que quelques siècles d'écart, mais ça ne change rien : technologiquement, c'est exactement le même monde.

Le même monde, donc, mais pas la même histoire.

Pas la même finalité.

Pas les mêmes enjeux (je ne veux pas faire passer la même chose au lecteur).

Nihil, c'est la vie d'un homme. Avec ses rêves, ses espoirs, ses déceptions...

LA Quête, c'est une histoire, une intrigue. Les personnages sont tous traités dans leur dimension psychologique, mais le rendu n'est pas du tout le même, parce que la finalité n'est pas du tout la même.

Je dis ça alors que Nihil n'est pas terminé... ^^

J'espère que j'aurai le niveau suffisant pour le faire comme je l'ai dans ma tête...

Je compte sur les conseils avisé de Shinro-sama pour m'aider dans ma Quête !

 

Vos avis, les choix que vous faites en écrivant, vos conceptions de la Littérature, ou de l'Ecriture m'intéressent, et je l'espère, intéresseront les courageux qui ont eu la curiosité intellectuelle de lire cet article jusqu'au bout.

Vous pouvez laisser toutes vos impressions, votre vécu (en rapport avec le sujet, bien sûr^^) en commentaire, sous cet article.

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commentaires

Decristo 07/03/2011 06:45



ça fait drôle de relire ça longtemps après...


Il est pas si mal que ça, en fin de compte, cet article...


Petit rectificatif : le ne peux pas compter sur les relectures et les conseils avisés de Shinro-sama pour Nihil, car il ne le lira qu'une fois terminé... Et c'est galère.


Mais, globalement, même si le système narratif a sensiblement évolué entre le moment où j'ai écrit l'article et aujourd'hui, le fait d'être au plus proche des personnages et de les comprendre
tout de suite n'a pas changé. Donc, ce que je disais reste d'actualité. La grosse différence, c'est que l'on suit plusieurs personnages au lieu d'un seul. Mais je suis quand même obligé de faire
des descriptions de temps en temps... Grrr



Lifewithwords 20/01/2010 11:49


L'oeuvre, c'est comme un enfant. On le conçoit, on le forge à partir de nous. C'est notre éducation qui fait de lui ce qu'il est. Il nous ressemble. Mais une fois le processus lancé, il nous
échappe, peu à peu. Il s'éloigne. Jusqu'à devenir un être totalement indépendant de nous.


Decristo 20/01/2010 12:01


Jolie comparaison. Et très pertinente.


shinro 11/01/2010 13:44



Et bien je ne sais pas trop quoi dire disons que ma vision des choses varie selon ce que je souhaite écrire, mais je reste limité par ma vision des choses et le vocabulaire que je maitrise pour
faire évoluer mes textes.


 


Je vois avant les mots des images, et avant les dialogues des caractères. Je suis très inspiré par le style Manga, mais je pense avoir une certaine liberté dans mes créations.


Donc pour finir, je pense que les oeuvres qui sont aux service des auteurs, celles qui sont dirigées et calculées de A à Z manquent de fantasy, par contre les oeuvres qui laissent une part de
libertée aux personages, a leurs psychologie ou tout simplement au scénario me touchent plus par leur coté plus réaliste, ou authentique.


Je suis conscient que je ne couvre pas la totalité de ce qui fait le sujet, mais je tiens réellement a lire des oeuvres inovantes et pas des pales copies de styles déja inventé avec simplement
des noms ou des lieux changeant.


 


A dire vrai, l'écriture c'est pas mon fort, mais je pense qu'il vau mieux avoir du mal avec l'écriture et chercher a inover, qu'être un dictionaire sur patte obéissant aux codes déja connu et
donner une oeuvre frigide et dénuée d'originalité.


L'auteur crée une oeuvre, sa création fait évolué son euvre, l'oeuvre crée l'auteur. c'est chelou mais c'est ce que je pense.


 



Decristo 11/01/2010 19:08



Ah^^ Tu es donc encore en vie ! On commençait à se poser sérieusement des questions à ce propos, avec Youka^^


Je tiens à souligner la qualité de ton orthographe qui s'est plus que sensiblement améliorée.


Déjà dans les derniers posts, on notait une amélioration dans le début, et, malheureusement, un certain relachement sur la fin... Mais, là, chapeau bas. Quasi parfait.


Merci pour le com, en tout cas, ça permet d'alimenter le débat.


A bientôt.



Cymry 11/01/2010 10:56


Waaaah, niveau questionnement, je crois que tu tapes très fort ! ^^
Alors alors, en règle générale, c'est moi qui suis au service de mon histoire et de mes personnages. J'ai toujours parlé d'histoire plutôt que d'oeuvre ou de livre parce que je n'ai jamais eu le
sentiment que mes textes allaient vraiment au delà. Quand j'écris, je me laisse porter, suivant mon inspiration, et mes personnages font à peu près ce qu'ils veulent de moi. Je ne suis pas très
organisée donc je pars d'une feuille blanche et d'un stylo sans autre méthode où j'écris le début et progressivement j'écris, j'écris jusqu'à trouver un fin satisfaisante.
Sauf pour Liénor. Déjà, c'était le premier texte qui a été écrit en vue d'une "publication" sur le web et surtout au format blog. De là est né quelques impératifs : des textes pas trop longs et
surtout la nécessité de ne pas perdre le fil. Pour la toute première fois, j'ai fait un plan assez détaillé de l'histoire que je me suis forcée à suivre vu que c'était aussi la première fois que je
développais une intrigue relativement détaillée qui reposait sur des facteurs psychologiques plutôt que sur des batailles et des sortilèges. Comme j'avais pour la première fois quelques lecteurs,
je n'avais pas envie de les décevoir.
Mais chassez le naturel... Comme ton exemple, j'avais envie de m'astreindre à une certaine uniformité : même nombre d'épisodes par partie, textes de la même longueur, etc. J'ai pas réussi ! ^^
Résoudre certaines choses en un épisode au lieu de deux ou trois aurait donné un résultat bancal. Et c'est aussi pour ça que je me suis retrouvée avec des pavés d'un côté et, de l'autre, des textes
qui font quelques lignes. Dans certains cas, j'ai rusé en fractionnant les épisodes en deux quand c'était possible mais pas toujours. Et puis, j'avoue, c'est comme la lettre, ça m'amusait de
varier.
Sinon, au niveau du style, ça ne change pas vraiment d'une histoire à l'autre, vu qu'ils s'inscrivent tous dans le même univers. Mais comme je compte bientôt me mettre au fantastique, je te dirai à
ce moment là. ^^


Decristo 11/01/2010 19:03



Très intéressant ^^


J'aime bien quand on réfléchit à ce qu'on fait, en plus de se lire les uns les autres. C'est assez instructif ^^