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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 15:36

Infiltration.

 

 

 

Le briefing est presque terminé.

 

But de la mission : dérober des documents secrets dans une multinationale très haut placée, et ayant des connexions plus que probables avec les organes décisionnels et exécutifs du gouvernement. La protection de la boîte est d’un niveau extrêmement élevé.

Nombre de gars sur le coup : 2.

Soutien logistique : quasi nul. Il faut faire avec les moyens du bord, et le matériel emporté au début de la mission.

 

Ce sera difficile.

 

La porte s’ouvre.

Le commandant hausse les sourcils d’un air qui ne laisse rien présager de bon pour le nouvel arrivant.

 

«  Le briefing est presque terminé. Vous êtes en retard. Je n’ai aucune envie de me répéter. Vous n’aviez qu’à arriver à l’heure. Si vous voulez crever, c’est votre problème. Des mercenaires, j’en trouve comme je veux. Vous ne me manquerez pas. »

« Bonjour à vous aussi. Je me porte à merveille, milles merci, et vous, comment allez-vous ? »

Le commandant le fusille du regard. Sa main se crispe sur la poignée de son pistolet. Jamais personne ne lui a manqué de respect de la sorte. Il meurt d’envie de tuer cet effronté. L’homme a de fortes chances de mourir durant la mission. Le commandant envie celui qui aura sa peau.

 

L’homme, d’une trentaine d’années tout au plus, porte une barbe de plusieurs jours. Pour cela aussi, le commandant aimerait le tuer. Le relâchement est la pire des choses, pour un militaire.

L’homme avec lequel le commandant était en train de s’entretenir intervient alors.

« Je le brieferai, monsieur, avec votre permission. Ce civil n’est visiblement pas un militaire dans l’âme, mais j’espère qu’il a les compétences nécessaires au bon déroulement de la mission. »

« Je vous le laisse, major. S’il vous gêne, ou si sa présence menace votre sécurité, vous avez l’autorisation de le tuer. Votre vie vaut plus que la sienne. »

« Bien, monsieur. Merci beaucoup, monsieur. »

Le barbu ne dit rien. Ma vie vaut moins que la sienne ?... quel homme peut décemment penser une telle chose ?

Avant de quitter la pièce, les deux hommes piochent un bout de papier dans une urne.

Le nom écrit dessus sera leur nom de code pour la mission.

« Te faut-il du matériel particulier ? »

« J’ai amené tout ce dont j’aurai besoin, merci. »

Sans mot dire, il ouvre les pans de son manteau de cuir et laisse entrevoir deux uzis, qui pendent négligemment contre ses hanches. Deux ceintures de chargeurs de réserve forment une croix sur sa poitrine. Un sabre, accroché dans son dos, complète l’équipement. Son holophone est trafiqué, de façon à pouvoir crypter les communications. Des lunettes de vision nocturne forment une sorte de collier autour de son cou, en attendant le moment où elles retrouveront la place qui leur est consacrée quand on a besoin d’elles.

Une rue.

Nuit noire.

Un lampadaire à uranium clignote de façon irrégulière.

Des papiers virevoltent dans le vent.

Deux hommes fument une cigarette.

 

« Quel est ton nom de code ? »

« Gandhi. »

Petit rire de la part des deux hommes.

« Gandhi ? Avec ce sabre, ces uzis et tous ces chargeurs ? Quelle blague ! »

« Et toi ? Quel est ton nom de code ? »

« Ravaillac. »

« Le tueur de rois… »

 

Les cigarettes se consument peu à peu. Le militaire rompt le silence le premier.

« Comment allons-nous attaquer la base ? »

« Nous n’allons pas attaquer la base. »

« Que dis-tu ? Tu es payé pour attaquer cette base ! Tu ne vas tout de même pas te défiler ! »

« Erreur. Je suis payé pour faire une mission. Hors, ce que vous me demandez là n’est pas une mission. C’est de la connerie. Vous n’êtes pas des militaires. Les militaires, les vrais, bossent avec la boîte que vous me demandez d’attaquer. De deux choses l’une : soit c’est un piège, soit vous vous faites passer pour des gens que vous n’êtes pas. Je ne bosse pas avec des gars qui se foutent de ma gueule. J’ai bien envie de prendre pour moi les paroles de ton « commandant » et te faire la peau, Ravaillac. Ta vie de menteur vaut décidément moins que la mienne, à mes yeux. »

Le canon du uzi luit par intermittence, sous les éclairs capricieux du lampadaire. 

« Il y a une troisième explication. »

« Laquelle ? »

« Tu viens de subir un test. Et tu viens de le passer avec succès. On n’embauche pas les crétins qui ne se rendent pas comptent qu’il y a un truc qui cloche. Tu as raison. On n’est pas des militaires. On te recontactera quand on aura besoin de toi. Et, la prochaine fois, tache de te pointer à l’heure au briefing. Le boss risque de ne pas tolérer un deuxième retard. »

 

 

Bon, et bien… en fait, cette mission a été bien plus simple que prévu…

C’était de l’argent facile…

La deuxième, par contre, risque d’être quelque peu différente.

Chaque chose en son temps.

Carpe Diem.

S’il parlait latin, c’est certainement ce que Gandhi aurait dit, non ?

 

 

 

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Published by Decristo - dans NEED
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